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Combien coûte vraiment l’impression dans votre entreprise ? Les 7 coûts à connaître

Imprimante multifonction A3 Xerox dans un environnement de bureau, connectée à un tableau de bord Managed Print Services pour la gestion centralisée du parc.

Posez la question à un responsable financier et il vous montrera une facture : le contrat de maintenance, éventuellement le loyer du matériel. Posez-la à un responsable IT et il vous parlera du temps passé à réinstaller des pilotes. Posez-la à l’office manager et il vous montrera les cartons de papier. Chacun voit une partie du coût. Rarement l’ensemble.

C’est le paradoxe du parc d’impression : sa partie contractuelle est l’une des dépenses les mieux maîtrisées de l’entreprise, et sa partie organisationnelle l’une des moins mesurées. Chez D&O Partners, nos contrats de maintenance couvrent les consommables (toners, drums, fusers) et les interventions techniques. Cette partie-là est prévisible. Mais elle n’est qu’une ligne dans un tableau qui en compte sept.

Voici ces sept lignes, et pourquoi les six autres méritent au moins autant d’attention que la première.

1. Le matériel : un prix qui ne veut rien dire seul

Acheté, loué ou financé, un multifonction a un prix. Ce prix est la donnée la plus visible du parc et, paradoxalement, la moins utile prise isolément.

Un appareil à 4 000 € qui absorbe le volume de trois petites imprimantes de bureau coûte moins cher que ces trois imprimantes réunies : moins de contrats, moins de consommables à gérer, un coût par page plus bas. À l’inverse, le même appareil installé dans un service qui imprime 300 pages par mois est un capital immobilisé pour rien.

La question n’est donc jamais « quelle est la machine la moins chère ? » mais « quelle machine correspond à ce que ce service imprime réellement ? ». Le dimensionnement pèse plus sur la facture finale que le tarif catalogue.

2. Le coût par page : prévisible, à condition de connaître ses volumes

En environnement professionnel, l’impression se facture au coût par page (ou coût à la copie). Une page noir et blanc a un tarif, une page couleur un autre, et le contrat de maintenance absorbe tout ce qui fait fonctionner la machine : consommables, pièces d’usure, déplacements techniques.

L’avantage est évident : une panne ou un toner vide ne génère pas de facture surprise. La contrepartie, c’est que le modèle ne vaut que si l’entreprise connaît quatre chiffres :

  • son volume mensuel noir et blanc ;
  • son volume mensuel couleur ;
  • le tarif par page de chacun ;
  • la tendance de ces volumes sur douze ou vingt-quatre mois.

Une entreprise qui négocie un coût par page sans connaître ses volumes réels optimise la mauvaise variable. Une fraction de centime gagnée sur la page couleur ne compense pas 20 % de pages couleur imprimées sans nécessité.

3. Le papier : le coût que personne ne budgète

Le papier reste à charge de l’entreprise, hors contrat. À l’unité, il paraît négligeable. À l’échelle de 200 000 pages par an, il devient un poste à part entière, souvent absent des calculs parce qu’il passe par les fournitures de bureau et non par le budget impression.

Le papier est aussi le meilleur révélateur des habitudes : recto simple par défaut, documents imprimés puis oubliés dans le bac de sortie, six exemplaires du même rapport pour une réunion où trois personnes le liront. Chaque pile de papier abandonnée est une page facturée, un consommable consommé et une feuille achetée pour rien.

Le recto verso par défaut et l’impression sécurisée (le document ne sort que lorsque l’utilisateur se présente devant la machine) réduisent mécaniquement ces volumes, sans jamais empêcher quelqu’un d’imprimer ce dont il a besoin.

4. Le temps IT : le coût qui n’apparaît sur aucune facture

C’est le coût le plus sous-estimé, parce qu’il n’a pas de ligne comptable. Même avec un contrat qui couvre les interventions techniques sur les machines, le service IT continue de recevoir tout le reste : installer une imprimante sur un nouveau poste, corriger une file d’impression, régler un scan vers e-mail qui ne part plus, mettre à jour un carnet d’adresses, configurer l’authentification par badge ou l’accès à Microsoft 365.

Chaque demande prend dix minutes. Multipliez par le nombre d’utilisateurs, de sites et de modèles différents, et vous obtenez plusieurs journées par an d’un profil qualifié affecté à des tâches qui pourraient être centralisées, standardisées ou simplement évitées avec un parc homogène.

Ce coût explique pourquoi la gestion d’un parc d’impression ne se résume plus à maintenir des machines : elle consiste de plus en plus à réduire le nombre de fois où quelqu’un doit s’en occuper.

5. Les machines qui ne servent plus… et celles qui n’en peuvent plus

Un parc d’impression est dimensionné à un instant T. L’entreprise, elle, bouge : départs, arrivées, déménagement d’un service, télétravail, processus digitalisés. Cinq ans plus tard, l’imprimante installée pour une équipe de quinze personnes en sert quatre, tandis que le multifonction du service administratif tourne à deux fois le volume prévu.

Le parc s’est déséquilibré sans que personne ne l’ait décidé. Et un déséquilibre coûte dans les deux sens : une machine sous-utilisée reste financée, alimentée, administrée et sécurisée pour rien ; une machine sursollicitée s’use plus vite et sature ses utilisateurs.

Rééquilibrer un parc ne veut pas dire tout remplacer. Le plus souvent, cela signifie déplacer un équipement, en retirer un ou deux, ou remplacer un modèle par un autre mieux adapté au volume observé. Le premier réflexe, avant tout devis, est de lire les compteurs.

6. La couleur : payer le prix fort pour un lien hypertexte bleu

Une page couleur coûte plusieurs fois le prix d’une page noir et blanc. La question n’est pas de savoir si la couleur est utile (une proposition commerciale, une brochure ou un rapport client la justifient pleinement), mais quelle proportion des pages couleur produites l’était réellement.

La réponse surprend souvent. Un e-mail interne avec un lien bleu, un tableau Excel avec des en-têtes colorés, un document Word au logo en pied de page : autant de pages facturées en couleur pour un contenu qui n’en avait pas besoin. Beaucoup d’entreprises découvrent que leur proportion de couleur a doublé en trois ans sans qu’aucun besoin métier n’ait changé.

Des règles simples corrigent cela : noir et blanc par défaut, couleur à la demande pour les profils qui en ont l’usage, recto verso automatique. Le but n’est pas de restreindre, mais d’aligner la qualité d’impression sur la valeur du document. Appliquées à cent utilisateurs, ces règles pèsent lourd sur le budget annuel.

7. La complexité : le coût d’un parc construit au fil de l’eau

Le dernier coût est le plus diffus. Une entreprise dont le parc s’est constitué sur dix ans, marque par marque, bureau par bureau, sans politique commune, possède des machines qui fonctionnent toutes correctement et un environnement que plus personne ne maîtrise.

Où sont les équipements ? Lesquels produisent surtout de la couleur ? Lesquels sont encore nécessaires ? Les utilisateurs ont-ils les bons paramètres ? Les machines sont-elles à jour et sécurisées ? Quand chacune de ces questions demande une enquête, la complexité elle-même est devenue un coût : en temps, en erreurs, en décisions reportées faute de données.

Plus le parc grandit, plus il faut passer d’une logique « machine par machine » à une vue centralisée de l’environnement d’impression dans son ensemble.

Comment calculer le coût réel de votre parc

Une formule simple suffit pour obtenir une vision réaliste :

Coût annuel du parc =

  • matériel ou financement
  • + pages noir et blanc × tarif
  • + pages couleur × tarif
  • + papier
  • + énergie
  • + temps d’administration et de support
  • + coût des équipements inutiles ou mal dimensionnés

Avec un contrat de maintenance qui inclut consommables et interventions, inutile d’ajouter une ligne toners, drums ou déplacements : ils sont déjà dans le tarif par page. Cette séparation est utile en soi : elle distingue le coût contractuel, très prévisible, du coût organisationnel, qui dépend entièrement de la façon dont le parc est utilisé. C’est sur ce second bloc que se trouvent la plupart des économies.

Les cinq indicateurs à surveiller

Le volume total

Combien de pages par mois, par an ? Une variation forte signale un parc qui n’est plus adapté.

Le volume par machine

Deux modèles identiques peuvent produire 10 000 pages et 300 pages par mois. C’est le premier indicateur à regarder pour rationaliser.

La proportion couleur / noir et blanc

Une dérive progressive de la couleur fait grimper le coût global sans que personne ne s’en aperçoive.

Le nombre d’équipements par rapport à l’organisation

Si les effectifs, les locaux ou les processus ont changé, le nombre de machines doit être réinterrogé.

Les usages

Recto ou recto verso, impression directe ou sécurisée, petits travaux envoyés vers de gros multifonctions, documents papier qui pourraient être numérisés. Ces données révèlent généralement plus de leviers que la comparaison des tarifs.

Là où les Managed Print Services prennent tout leur sens

Les Managed Print Services (MPS) répondent exactement à ce besoin : ne plus se contenter de maintenir des imprimantes, mais disposer d’une vue globale du parc et de son évolution dans le temps. Quelles machines produisent quoi, en quelle couleur, à quel rythme ? Lesquelles saturent, lesquelles dorment ? Les consommables peuvent-ils être anticipés plutôt que commandés en urgence ?

Concrètement, un environnement MPS centralise la supervision des équipements, la remontée automatique des compteurs, la gestion proactive des consommables et le suivi du parc. Les décisions se prennent sur des données réelles plutôt que sur des impressions, et l’entreprise passe d’une gestion réactive (on intervient quand ça bloque) à une gestion pilotée.

Réduire les coûts ne veut pas dire imprimer moins

C’est le point le plus souvent mal compris. L’optimisation d’un parc n’a pas pour objectif de faire baisser le nombre de pages : une entreprise peut avoir d’excellentes raisons d’imprimer beaucoup. L’objectif est d’éliminer les coûts qui n’apportent aucune valeur.

Une machine inutilisée n’apporte aucune valeur. Une page couleur là où le noir et blanc suffisait non plus. Un informaticien qui perd une heure sur une configuration qui aurait pu être centralisée non plus. Un parc optimisé permet d’imprimer quand c’est utile, sur le bon équipement, au coût le plus cohérent.

Les MPS sont-ils faits pour toutes les entreprises ?

Non. Une structure avec deux imprimantes et des volumes modestes n’a pas les mêmes besoins qu’une organisation avec vingt équipements sur trois sites. L’intérêt d’une gestion centralisée croît avec la taille et la complexité du parc. Quelques signes indiquent qu’il est temps d’y regarder :

  • personne ne connaît précisément les volumes imprimés chaque année ;
  • certaines imprimantes semblent très peu utilisées, d’autres tournent en permanence ;
  • le service IT reçoit régulièrement des demandes liées à l’impression ou au scan ;
  • l’entreprise ignore sa proportion de pages couleur ;
  • le parc s’est construit progressivement, sans stratégie d’ensemble ;
  • le télétravail ou la digitalisation ont changé les besoins ;
  • personne ne sait si le nombre actuel de machines est encore justifié.

Si plusieurs de ces points vous parlent, le point de départ n’est pas un nouveau devis. C’est une mesure de l’existant.

Avant de remplacer vos imprimantes, mesurez votre parc

Face à un budget d’impression jugé trop élevé, le réflexe est de comparer des prix de machines ou de chercher un coût par page plus bas. Ces éléments comptent, mais ils ne représentent qu’une partie de l’équation. Le nombre d’équipements, leur taux d’utilisation, la part de couleur, les habitudes des collaborateurs et le temps consacré à la gestion du parc pèsent souvent davantage que quelques fractions de centime sur une page.

Chez D&O Partners, dealer officiel Xerox et Lexmark à Bruxelles depuis 1992, nos contrats de maintenance rendent déjà la partie contractuelle prévisible, partout en Belgique. L’étape suivante consiste à analyser la façon dont votre parc est réellement utilisé : c’est cette analyse qui dit si les équipements sont bien dimensionnés, si les volumes sont bien répartis et quelles habitudes peuvent être ajustées.

Parce que pour réduire durablement le coût de l’impression, la bonne question n’est pas seulement « combien coûte une page ? », mais « avons-nous le bon parc pour produire les pages dont notre entreprise a réellement besoin ? ».

FAQ : coût d’impression et Managed Print Services

Que comprend exactement un contrat de maintenance d’imprimante ?

Chez D&O Partners, le contrat de maintenance couvre les consommables nécessaires au fonctionnement de la machine (toners, drums, fusers), les pièces d’usure et les interventions techniques sur site. Le papier, l’énergie et le temps de gestion interne restent à charge de l’entreprise. Le contrat est facturé sous forme d’un coût par page, distinct pour le noir et blanc et pour la couleur.

Quelle est la différence entre un contrat de maintenance et des Managed Print Services ?

Le contrat de maintenance garantit le fonctionnement des machines. Les Managed Print Services y ajoutent le pilotage du parc : relevé automatique des compteurs, supervision des équipements, gestion proactive des consommables, analyse des volumes et des usages, recommandations sur le dimensionnement. L’un entretient, l’autre optimise.

Comment savoir si mon parc d’impression est surdimensionné ?

Le premier indicateur est le volume par machine. Si certains équipements produisent quelques centaines de pages par mois alors qu’ils ont été dimensionnés pour plusieurs milliers, ou si le nombre d’imprimantes n’a pas évolué malgré le télétravail ou une réorganisation, le parc mérite une analyse. Une lecture des compteurs sur trois à six mois suffit généralement à objectiver la situation.

Faut-il remplacer ses imprimantes pour réduire ses coûts d’impression ?

Pas nécessairement. Dans beaucoup de cas, les économies viennent d’abord d’un rééquilibrage : retirer un équipement inutilisé, déplacer une machine vers un service qui imprime davantage, activer le recto verso et le noir et blanc par défaut, ou centraliser la configuration pour soulager le service IT. Le remplacement n’intervient que lorsque l’analyse montre qu’un modèle ne correspond plus aux volumes réels.

Les Managed Print Services sont-ils réservés aux grandes entreprises ?

Non, mais leur intérêt augmente avec la taille et la complexité du parc. Une structure avec une ou deux imprimantes y gagnera peu. À partir de quelques équipements répartis sur plusieurs services ou sites, ou dès que personne ne connaît précisément les volumes imprimés, une gestion centralisée devient rapidement rentable.

Comment se déroule une analyse de parc d’impression ?

L’analyse commence par un inventaire des équipements en place et un relevé des volumes réels, noir et blanc et couleur, machine par machine. Elle intègre ensuite les usages (recto verso, impression sécurisée, scan) et les demandes récurrentes adressées au service IT. Le résultat est une cartographie du parc avec des recommandations concrètes : équipements à conserver, déplacer, retirer ou remplacer, et règles d’impression à mettre en place.

Le coût par page inclut-il le papier ?

Non. Le coût par page couvre les consommables, l’usure et la maintenance de la machine. Le papier est acheté séparément par l’entreprise. C’est l’une des raisons pour lesquelles le coût réel d’une impression dépasse toujours le tarif contractuel.